
Figure emblématique de la droite réunionnaise héritière de Jacques Chirac, il était maire de Saint-Pierre depuis 2001. Il envisageait de se représenter en 2026. Au lendemain de sa mort, toute la classe politique lui a rendu hommage. Il est vrai qu’en 50 ans de carrière, il a eu le temps de laisser une empreinte sur l’île puisqu’il fut sénateur, conseiller régional, départemental et donc maire et président de la communauté d’agglomération du sud de La Réunion, à savoir la Civis. « Je salue la mémoire de ce grand Réunionnais et sa disparition me touche, déclarait au Monde la présidente du conseil régional Huguette Bello (gauche). Nous ne partagions pas les mêmes idées politiques, mais nous nous parlions souvent des affaires de la cité, de développement, la politique véritable. »
Rencontre avec Philippe Laurent le 25 février dernier
Il avait en haute estime l’économie mixte locale et soutenait la plupart d’entre elles, chaque fois que l’occasion lui en a été donné. Il avait d’ailleurs reçu Philippe Laurent, président de la Fédération des Epl, le 25 février dernier, à l’occasion du déplacement d’une délégation de la FedEpl sur place. La nouvelle de son décès plonge le monde de l’économie mixte réunionnaise et bien au-delà dans la tristesse. Au nom de son président et son directeur, Benjamin Gallèpe, la Fédération des élus des Entreprises publiques locales (FedEpl) présente ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Michel Fontaine.